Redonnons vie à Lafarge

Printemps Lafarge

Puisse les deux dirigeants de Lafarge aider à redonner vie à Lafarge

Puisse le gouvernement français aider à trouver une solution de portage des actions pendant deux ans

Puisse le nouveau dirigeant issu du COMEX actuel plier la dette des 8 milliards en deux ans

Puisse les actionnaires financiers Albert Frère et l’actionnaire égyptien être justement (ré)compensés

Puisse le groupe Holcin retrouver son intégrité !

Puisse ce message se diffuser au delà des airs

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Que peuvent apporter les sciences de gestion au politique ?

Couverture Basso et Very - RFG_245_L204Que peuvent apporter les sciences de gestion aux décideurs politiques ?

Si comme nous en avertit Montaigne, « le monde n’est qu’une branloire pérenne » (Les Essais, III, 2), force est de reconnaître que le 21ème siècle commençant nous plonge dans une société en métamorphose où il devient de plus en plus difficile de distinguer ce qui relève du politique ou du gestionnaire.

L’entreprise peut elle-même être considérée comme un acteur politique contribuant à dessiner les évolutions sociétales. Dirigeants d’entreprise et hommes politiques s’efforcent, séparément ou de façon conjointe, de façonner un monde de l’action collective parfois perçu comme volatile, ambigu, incertain, complexe, ou encore équivoque.

L’enchevêtrement des problématiques managériales et politiques est également renforcé avec l’évolution des technologies numériques :

  • ainsi, aux promesses de l’économie collaborative font échos les menaces potentielles du Big Data et de la connectivité (écoutes de la NSA) ;
  • la multiplication des objets intelligents accroît les opportunités d’achat et de mise en contact mais enserre aussi le consommateur citoyen dans des interactions non nécessairement désirées ;
  • la dynamique des communautés numériques interpelle le marketing des réseaux sociaux et renouvelle également les modalités d’action politique (Wikileaks, Anonymous, mouvements des Printemps arabes).

Pour en savoir plus, découvrez le numéro spécial de la Revue Française de Gestion avec Olivier Basso (CNAM) et Philippe Véry (EDHEC) comme rédacteurs invités  !

L’aventure de l’intrapreneuriat pour Christian Dior en 1945 : « Insuffler une vie nouvelle »

Intrapreneuriat - C. Dior

En 1945, Christian Dior est invité par Marcel Boussac, le « roi du coton », à lui soumettre un projet de développement  pour son groupe. Dans son autobiographie publiée en 1956, il révèle ses doutes de l’époque, et notamment sa peur des « intrigues politiques », de la résistance des gens « déjà là depuis des années »…

Nous sommes au coeur du dilemme intrapreneurial :  le porteur de renouveau n’est pas devant une page blanche comme un entrepreneur, il s’inscrit dans une espace organisationnel déjà configuré, avec des baronnies, et une forte compétition pour des ressources par définition limitées (temps, argent, compétences, attention). Bref de nombreux problèmes internes  à résoudre en perspective…

Qu’est ce qui va convaincre Christian Dior de franchir le pas ?

Le désir « d’insuffler une vie nouvelle » et « de créer une nouvelle maison » ! Le groupe Boussac investira soixante millions de francs dans le projet de Dior et lui accordera une maison à son nom, créée le 8 octobre 1946, au 30, avenue Montaigne.

Environ quarante ans après, quand le financier Bernard Arnault  s’empare en 1984 de l’empire Boussac, il le démantèle pour en conserver quelques actifs. Le plus beau, c’est la maison Dior…qui deviendra le joyau du futur groupe LVMH.

Retrouver l’esprit intrapreneurial de Dior sur France Culture !

Olivier Basso

Protéger la Grande Entreprise contre les fonds activistes…

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Les fonds activistes détiennent plus de 115 milliards de dollars d’actifs, soit trois fois plus qu’il y a cinq ans. Cette puissance financière leur permet d’attaquer des entreprises à forte capitalisation,.

« C’est le cas de DuPont qui, malgré une valorisation de 67 milliards de dollars et des résultats solides, se voit imposer des leçons de management par Nelson Peltz. « Les outils qu’on utilisait pour punir les mauvais gestionnaires sont employés pour déstabiliser les bons », regrette Jeffrey Sonnenfeld, un professeur de Yale considéré comme l’un des grands experts du sujet aux Etats-Unis. « Les activistes s’attaquent à ce qu’il y a de mieux aux Etats-Unis. Pepsico et DuPont sont des entreprises parfaitement gérées », abonde Bill George, professeur à Harvard et par ailleurs ancien PDG de Medtronics. » (Source: Les Echos).

L’argument avancé est toujours le même : le groupe, ensemble de métiers plus ou moins liés,  détruit de la valeur et il ne permet pas aux activités à forte croissance de dégager leur plein potentiel… ce raisonnement de rendement réduit l’entreprise à un simple véhicule d’investissement dont les morceaux se démembrent. Il nie radicalement l’essence même de l’entreprise, qui est une communauté d’investisseurs, de producteurs et de dirigeants, unis par un projet commun.

Il est grand temps que les Grandes Entreprises organisent la défense de l’intérêt … de l’entreprise !

Olivier Basso