La vraie révolution des Très Grandes Entreprises, c’est de les doter d’une nouvelle « constitution »…

Début 2013, Apple pesait en Bourse l’équivalent du budget de la France ou la somme des PIB roumain, hongrois, slovaque, croate et lituanien.

Les Grandes Entreprises mondialisées et cotées en Bourse sont devenues des organisations gigantesques, dotées de moyens considérables, à l’égal de certains Etats…

Or le modèle politique actuel de la Grande Entreprise, c’est la monarchie absolue : les actionnaires sont souverains et le principe ultime d’orientation de la marche de ces organisations, c’est in fine la création de valeur pour lesdits actionnaires. La valeur boursière est devenue le critère d’évaluation de performance numéro 1 pour la plupart des mega-firmes.

La question se pose donc désormais de savoir comment ces « royautés économiques »  assument leur statut d’acteurs planétaires.

CRS - profit people planet

A très grande entreprise, très grande responsabilité ?

Pas vraiment, car, malgré leur place croissante dans le façonnement du monde, les grands groupes continuent de se passer de légitimité politique dans leur mode de pilotage.

Et s’il était temps de s’interroger sur le rôle politique de ces géants ?

Le livre Politique de la Très Grande Entreprise (PUF, 2015) a été sélectionné pour la 20ème édition du prix littéraire de la Fondation ManpowerGroup pour l’emploi et HEC Paris. 

Il propose de nouvelles pratiques démocratiques pour les grandes entreprises afin de les transformer durablement en collectifs responsables et porteurs de sens.

Découvrez l’entretien ICI !

 

Quelle gouvernance pour les Grandes Entreprises ?

Les  grandes entreprises mondialisées sont devenues des acteurs politiques majeurs,  mais leur légitimité démocratique demeure incertaine.

Les firmes globales participent activement au façonnement de notre monde, tout en poursuivant l’intérêt de leurs actionnaires.

Leur puissance est désormais considérable et ces « royautés économiques » sont devenues des acteurs de la gouvernance mondiale, aux côtés des Etats. Elles participent pleinement  à la définition des règles du jeu et au traitement des grands problèmes planétaires (climat, santé, eau, commerce…).

Politique Gouvernance Grande Entreprise

Est-il possible de remédier à leur déficit de légitimité citoyenne et de les réinsérer ainsi dans une gouvernance mondiale plus démocratique ?

Comment mettre en oeuvre une gouvernance plus participative pour développer l’agilité organisationnelle, accroitre l’engagement des salariés et renforcer le projet entrepreneurial?

Pour avoir une réponse à ces questions, lisez mon dernier ouvrage,  Politique de la Très Grande Entreprise : leadership et démocratie planétaire ou le communiqué de presse des PUF !

Olivier Basso

BNP Paribas victime de l’impérialisme juridique américain ?

Une menace d’amende record pèse sur BNP Paribas aux Etats-Unis. Or les opérations incriminées ne se sont pas déroulées sur le sol américain et elles étaient autorisées par le droit des pays concernés et par les Nations unies. Que signifie cette affaire ? Un nouvel épisode de la lutte contre les banques ? Une attaque délibérée contre un groupe français? Nous proposons une autre interprétation. Ordre américain Les différentes autorités publiques américaines (SEC, Department of Justice…) se sont donné les moyens d’arraisonner les grands groupes étrangers qui opèrent dans les eaux internationales. Elles procèdent en deux temps. Pour en savoir plus…lire l’article d’Olivier Basso et Thomas Durand  publié dans Les Echos Et si vous souhaitez découvrir la version longue de l’analyse.